Constance Garnier

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Sciences de gestion

Doctorante en Sciences de gestion.

Titre de la thèse: Innovation managériale dans le contexte du développement de l’innovation frugale : création et transferts de compétences

Résumé

Dans cette thèse nous nous intéresseront aux formes de management pouvant répondre aux nouvelles aspirations des travailleurs ainsi qu’à la nécessités, pour les entreprises, de renouveler les modes d’innovation dans le contexte actuel où des formes d’innovation ouvertes et frugales se développent. On se demandera principalement quels rôles peuvent jouer des formes d’acquisition et de transferts de compétences au travail dans les démarches de transition vers des modes d’innovations nouveaux. Nous regarderons principalement le(s) fonctionnement(s) actuel(s) et potentiel(s) de collectifs interdisciplinaires. Au delà de leur rôle, nous nous intéresseront à la mise en œuvre de ces formes de partage en entreprise, dans des tiers-lieux (mouvement maker) mais également dès la formation universitaire. Descritpion : Nous assistons aujourd’hui à une modification des modes de comportement relatifs à la consommation, à la production ainsi qu’à l’accès aux savoirs qui touche un segment mondial de la population. Ces transformations se retrouvent dans la notion d’innovation frugale (Navi Radjou, Jaideep Prabhu, 2015) au sein de laquelle on cherche à proposer des produits utiles, accessibles financièrement, performants et durables.
En entreprise, un des aspects les plus touché par ce changement de paradigme est le cloisonnement actuel entre recherche et développement, production et marketing. Afin de simplifier les processus mais aussi de se diriger vers des modes d’innovation plus frugaux, rapides, personnalisés, itératifs, et ouverts (Chesbrought, 2006, 2014) il est important de permettre aux professionnels de mieux maitriser les enjeux des autres secteurs de leur entreprise. L’acquisition de nouvelles compétences par les travailleurs mais aussi le possible transfert de connaissances et de savoir entre les membres de groupe interdisciplinaires semble être une des clés du succès de la transition vers des modes de production ouverts et frugaux. Pour favoriser cette transformation en entreprise il apparait essentiel d”interroger l’existant avant de se tourner vers les modifications à venir.

Quels sont les transferts de compétences à l’œuvre aujourd’hui : dans le mouvement maker(?), en entreprise? Par quels moyens s’opèrent-ils ? Mais aussi quels sont ceux qu’il serait bon de développer ? Qu’est ce que cela apporte et/ou apporterait aux travailleurs ainsi qu’à leur activité ? Voici les questions que nous nous posons dans ce travail. Afin d’analyser différents niveaux de transformation, trois secteurs de terrains seront étidués : le milieu professionnels – la focale étant fixée sur le plateau de saclay – , le mouvement maker au – travers notamment des lieux emblématiques que sont les FabLabs – ainsi que le milieu universitaire en nous appuyant sur le projet MATRIS mené à Toulouse. Nous nous interrogerons alors sur les nouvelles formes de management à mettre en place pour permettre l’intégration de formes de transferts utiles, efficaces et favorables à l’innovation collective en entreprises et plus largement dans les collectifs innovants.